can-die

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PREFACE

DANS LAQUELLE NOUS EXPLICITERONS
COMMENT SANS AUCUNE RAISON UNE PERSONNE INCONNUE
A TOUT LE MONDE A VOULU ECRIRE UNE HISTOIRE
SI ORDINAIRE ET SANS AUCUNE VALEUR.

___Vous jugerez surement que cette préface n'est d'aucune importance et je vous donne raison . Elle n'est la que pour ceux qui ont envie de la lire . Après tout quel est l'intérêt de perdre son temps ? Je répondrai à cette question tout simplement en disant : aucun. Mais il fallait bien présenter le sujet avant de commencer à le traiter. Et oui sinon comment savoir si on y répond ou s'y l'on s'en éloigne.

___Tout d'abord je vais commencer par vous expliquer comment et pourquoi est-il venu à une personne si ordinaire de raconter l'histoire qui suivra. Certains appelleront cela un roman ou un nouvelle, suivant le nombre de pages, dont je vous rassure ou je vous inquiète je ne connais pas encore le nombre exact, d'autres penseront que c'est une autobiographie ou un récit véridiques, ou enfin un infinités pourraient penser que ce n'est qu'un brouillon qui manque d'intêret particulier. Pour être franche, vous pouvez appeler cela comme vous le souhaitez, ceci m'est bien égal. Pour rester neutre j'appellerai cette histoire : un récit. Mon récit !
Donc comment et pourquoi ! Deux questions si bêtes et pourtant si essentieles. Alors pour vous répondre, je ferai assez court afin de ne pas vous ennuyer et de preserver mon intimité. L'idée m'est venue en lisant un livre qui me passionne, d'écrire une histoire. Jusque là tout le monde aurait pu le deviner. Mais une histoire que je qualifierai d'inventer tout en prennant appui sur la réalité.
L'histoire a donc été créée grace à un livre dont je ne citerai pas le nom afin d'éviter toute forme de publicité. De plus ne possédant aucun droit d'auteur, je ne me permettrai pas de citer une oeuvre aussi célèbre. Cela étant, j'ai trouvé celle-ci dans la bibliothèque du rez-de-chaussée et je l'ai dévorée en quelques jours. Mais à quoi bon raconter tout cela ? Passons au pourquoi de la chose. En toute franchise je vous répondrai que j'en ai moi même qu'une faible idée. Certainement car j'ai toujours adoré lire et écrire ; mais aussi car des fois l'ennui est si grand que l'on souhaite trouver rapidement une occupation au supplice des heures qui défilent. Surement pour ces deux raisons. Tout le monde a un style précis dans le but de s'occuper. Voici le mien et je vous le dévoile.

___Maintenant que nous avons explique ce qui aurrait pu être demandé postérieurement, je vous propose de rédiger le résumé de l'histoire. Enfin plus j'y pense et plus je trouve cette idée absurde. A quoi bon raconter l'intrigue de ce récit ? Je vous propose donc de la découvrir au fil des chapitres. Je vous offre donc mon oeuvre si l'on peut appeler ce récit comme cela.

___En attendant, comme le parrain est un second père, j'invite le lecteur à s'en prendre à moi, et non à l'héroine de l'histoire, de son plaisir ou de son ennui.
___Cela posé, passons à l'histoire.



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# Posté le jeudi 17 juillet 2008 08:34

Modifié le lundi 21 juillet 2008 10:33

CHAPITRE I

LA FORTUNE NE FAIT PAS LE BONHEUR


___Le premier samedi du mois de juillet, le silence régnait dans la ville des Beaucourt. Cela était si rare que personne n'osait rompre ce moment de pause. Seuls les oiseaux au dehors étaient assez hardis pour siffloter d'un air joyeux. Le soleil commençait à paraître et quelques rayons inondaient la chambre de notre héroïne. Certainement à cause de la clarté, elle ouvrit les yeux et s'étira. Décrivons la tout de suite afin de ne pas perdre du temps : représentez-vous un mannequin de dix-sept ans, ni trop grande, ni trop petite, d'un corpulence moyenne – disons qu'elle possédait des rondeurs où il fallait – mise en valeur grâce à une nuisette de soie rose pâle. Visage long et de peau claire, de jolies fossettes, deux yeux brillants comme ceux d'un aigle et bleu-vert tel l'eau des mers des Caraïbes surmontés de deux sourcils bien dessinés. Un joli petit nez retroussé mais pas plus qu'il ne faut et deux lèvres minces finissaient ce visage tout droit sorti d'un conte de fée. Cet adorable petit minois était entouré de long cheveux couleur jais qui retombaient sur ces épaules avec une courbure parfaite. Des reflets bleutés apparaissaient au soleil et une frange cachait son front de poupée. Tout s'inscrivait parfaitement dans le décor où elle vivait. Une chambre immense tapissée d'un papier pâle, qui se rapprochait du blanc, orné de quelques fleurs. Un lit à baldaquin occupait la moitié d'un mur et était situé en face d'une cheminée sur laquelle résidait des poupées de porcelaine. Une penderie et une commode occupaient le reste de la pièce.
___Sous le couvre lit rose, deux jambes bougèrent en même temps que la porte s'ouvrait pour laisser passer une soubrette qui sourit immédiatement à la jeune fille qui venait de s'asseoir.

« - Mes parents ne sont pas en bas ? demanda Célia (tel est le nom de notre héroïne)
- Ils viennent de descendre pour prendre leur petit-déjeuner.
- Pour une fois qu'on ne les entends pas se disputer. »


Et juste à la fin de sa phrase, Célia entendit une voix stridente et une autre rauque.

« - C'était trop beau pour être vrai ! Ne croyons pas aux contes de fée.
- Pourtant vous pourriez être la première à y croire.
- Le décor n'est là que pour cacher la réalité ma chère Emilie, répliqua-t-elle »


Emilie haussa les épaules et commença à ranger la chambre. Après tout elle n'avait rien à dire, elle n'était qu'une domestique. Célia se leva et commença à s'habiller. Mais laissons là notre héroïne et sa servante pour nous préoccuper plutôt de ses parents.

« - Vous me l'aviez pourtant promis ! cria Loucia, la mère de Célia.
- Vous n'allez pas me faire un procès juste pour un week-end en famille annulé.
- Ce n'est pas le premier et vous le savez bien !
- Devrais-je vous rappeler que c'est moi qui gagne l'argent, qui vous nourrit et vous entretien ? Je dois donc travailler le plus possible même le samedi.
- Vous aviez pris votre week-end entier !
- C'est annulé ! Je vais me préparer, je ne tiens pas à me disputer avec vous plus longtemps. »


Et le père de Célia partit à l'étage afin comme il l'a dit lui même de se préparer. Loucia, épuisée, tomba sur la chaise le visage dans les mains. Célia qui venait d'entendre la fin de la conversation, s'assit en face de sa mère et la regarda.

« - Notre sortie est annulée mère ?
- Célia, dit Loucia en essuyant les larmes qui ruisselaient sur ses joues, tu as tout entendu ? J'espère que l'on ne t'as pas réveillé ?
- Non mère ne vous inquiétez pas ! Mais c'est vraiment annulé ?
- J'en ai bien peur ma pauvre chérie !
- Pas la peine de pleurer, je ne serais pas venue avec vous de toute manière. Je ne veux plus retrouver un seul jour entier avec lui.
- Célia tu devrais lui pardonner...
- Lui pardonner ce qu'il a osé me faire quand j'avais quatre ans ? jamais ! Je ne sais même pas comment vous lui avez accordé votre pardon, s'exclama Célia dont les yeux envoyaient des éclairs de colère. »


Sa mère ne répondit pas et baissa les yeux. Ce terrible secret qui pesait sur la famille Beaucourt n'avait jamais été révélé de peur du grand scandale. Puis par amour Loucia avait promis de tout oublier mais Célia, elle, ne pouvait pas, la douleur était trop grande. Un silence s'installa entre la mère et la fille. Rien ne venait troubler le petit-déjeuner excepté le bruit de quelques domestiques pas très discrets.

« Après manger je pars avec mes amis en ville » dit Célia en se levant et en partant afin que sa mère ne la contredise pas. Mais Loucia ne l'aurait certainement pas contredite elle n'en avait plus le courage. Entre sa dispute avec son mari et Célia qui avait fait ressurgir ce triste souvenir, aucun réflexe ne pouvait être attendu de sa part.
___Le reste de la matinée et le déjeuner ne se passa sans aucun autre incident malgré la présence du père de Célia qui, nous devons le préciser, rentrait manger en famille. Cependant, durant tout le repas, Loucia était soucieuse. Cet après-midi elle devait vérifier et confirmer quelque chose. Aussi dès que Célia fut parti et que son époux se retira lui aussi, elle pris sa mini Cooper et suivit son mari de loin. Le matin même elle avait appelé l'entreprise de son époux or celle-ci lui avait dit qu'il n'était pas venu ce matin et qu'il ne viendrait pas cet après-midi comme cela était convenu. Alors Loucia en avait tiré une conclusion certainement véridique, même si elle aurait prié la terre entière pour que ce ne fusse vrai. Après environ dix kilomètres, son mari s'arrêta devant une modeste maison. Loucia s'arrêta elle aussi et attendit mais ce ne fut pas long. Cinq minutes après, Rodrigue sortait au bras d'une jeune femme blonde qui roucoulait de plaisir avec un sourire bêta. S'étant attendu à cela, Loucia pris des photos puis dégoûtée et pleurant toutes les larmes de son corps, elle rentra dans leur villa afin de préparer ses affaires et celles de sa fille. Comment avait-elle pu être aussi sotte ? Toutes ces absences, tout ce travail ; cette distance de plus en plus marquée, cachaient bien quelque chose et elle, elle avait été assez inepte pour croire que le travail en était réellement la cause. Mais comment allaient-elles faire pour vivre ? elle ne possédait aucune autre maison. Mais elles trouveraient toujours quelque chose de raisonnable.
___Pendant ce temps, Célia ne se doutait de rien. En effet, Célia était en bonne compagnie, entourée de son et sa meilleure amie Gustave et Juliette. Ils se connaissaient depuis tellement longtemps que rien n'aurait pu les séparer, enfin c'est ce que Célia pensait. Ils venaient, tous les trois, de faire une ballade en ville afin de passer un peu de temps ensemble à cause des vacances qui venaient de commencer.

« - Que nous racontes-tu de beau Célia ? dit Gustave
- Rien qui ne puisse t'intéresser ! Mes parents se sont encore disputés ce matin comme d'habitude je devrais dire ...
- Tu ne crains pas le divorce ? questionna Juliette
- Oui et non. Ma mère aime trop mon père ! Puis même s'ils divorçaient ce ne serait pas plus mal. Nous nous en porterions encore mieux.
- Mais pourquoi détestes-tu tant ton père ? Il a pourtant l'air sympathique.
- L'habit ne fait pas le moine Gustave. Il y a des secrets que même toi tu ne connais pas mon cher ami et que tu ne connaîtras certainement jamais.
- Tu les connais toi Juliette ?
- Oh non ! Célia n'ouvre pas son c½ur si facilement même à ces meilleurs amis.
- Surtout quand je pense qu'ils n'ont pas à connaître de tels secrets.
- Ton c½ur est une boîte à secret ma chère, dit en souriant Gustave, que je n'hésiterais pas à découvrir.
- Si cela te fais plaisir mais tu n'y arriveras certainement jamais. »


A ce moment là, Célia entendit klaxonner une voiture et reconnut la Cooper de sa mère.

« - Mère que faites-vous là ?
- Nous rentrons mon c½ur et le plus vite possible !
- Pourquoi pleurez-vous ?
- Tu seras tout dès notre arrivée mais dépêche-toi ! »


Après avoir dit au revoir à ces amis, Célia monta dans la voiture qui se dirigea immédiatement vers la villa. Aucune des deux ne parla durant le reste du trajet mais une fois rentrées dans la chambre de Célia, celle-ci desserra enfin les lèvres :

« - Mère que faites-vous ? Pourquoi ranger si vite mes affaires et en plus dans une valise ? Où partons nous ?
- Nous partons mais où je ne le sais point encore. Nous trouverons.
- Père nous rejoindra après ?
- Ah ne me parle plus de lui ! Je demande la divorce... Je n'aurais jamais dû le croire quand il m'a dit qu'il avait trop bu, qu'il était ivre. Je n'aurais jamais dû lui pardonner ce qu'il t'a fait ! »


Célia, devant la figure de sa mère, ne disait rien plus rien. Elle continua sa valise pendant que Loucia faisait la sienne. Aussitôt avoir finies, elles sautèrent dans la voiture après avoir laissées un message au domestique dans le but d'informer Rodrigue. Elles commencèrent et continuait à rouler lorsque le père de Célia arriva chez lui. Le domestique lui remit aussitôt le papier et Rodrigue poussa un juron alors que son visage commençait à se décomposer.

# Posté le lundi 21 juillet 2008 11:31